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Avatar de Didi_XIXème

Je dirais que c'est plutôt l'absence de sens dans la pensée qui peut tuer. Lorsque la pensée trouve une raison d'exister, elle devient prolifique, voire profitable. On ne meurt pas parce qu'on pense trop mais parce qu'il n'y pas de résonance aux questions que l'on se pose. Encore moins d'être humains susceptibles de les comprendre. La problématique est existentielle et questionne l'Homme dans son rapport à l'être. Se pourrait-il que l'Homme, légitime à s'interroger sur son rôle à jouer dans l'existence, se pose les mauvaises questions non pas parce qu'elled seraient illégitimes, mais parce qu'elles sont mal adressées ?

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Bonjour Romain, bien sûr, je vais essayer d'étayer mon propos à travers l'allusion de cette question.

Rappelons le sujet de mon propos : le sens où plutôt l'absence de sens dans la pensée.

L'homme est impétueusement envahi par la pensée ; bonne ou mauvaise, elle est consubstantielle à son existence. Lorsque la pensée fait sens avec sa volonté, la pensée devient osmotique et salutaire. Symétriquement, lorsque la pensée se heurte à la dysharmonie, à l'insensé, elle devient envahissante, voire mortifère. Ma question en clausule de mon commentaire soulevait cette éventualité : Sommes-nous certains que cette pensée est consubstantiellement mauvaise ou est-ce seulement l'interprétation qu'on lui prête qui ne la fait percevoir comme mauvaise ? Autrement dit, la pensée dite mauvaise n'a-t-elle pas été influencée par un contexte ou un environnement ?

Même la pensée qui s'impose à nous n'est-elle pas passée par le filtre de l'interprétation ?

Lorsqu'une pensée s'impose à nous, deux réactions sont possibles : l'adhésion ou la friction. D'où vient la seconde puisque le thème de l'article s'intéresse singulièrement à elle ? La friction nait de la contradiction de cette pensée avec notre idéal. L'idéal de l'homme probe étant la paix, lorsque la pensée s'y oppose une guerre éclate pouvant engendrer la mort de l'âme et de la raison. Seulement, le défi de l'homme réside dans son adaptabilité ; elle est conditionnée à son existence. Quand l'homme semble être victime de sa pensée, c'est qu'il échoue à ne pas s'adapter. Un hermétisme naît ! Le terme « mal adressée» dans ma question faisait référence à ce défaut d'adaptabilité. 🙂

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